mardi 06 novembre
Robe de mariée
Ca fait 10 jours déjà que l'on m'appelle madame... Et me revoici après un petit voyage de noce à Grenade (ville superbe). Je vous avais touché deux mots sur la robe que je voulais faire, en voici quelquesphotos, enfin dévoilées...


Et sous le manteau : 

Et si vous voulez plus de photos, allez sur notre site familial : troll family
lundi 03 septembre
Fuseau de fiançailles
A Bourbonne les Bains, il y avait un tourneur sur bois qui fabriquait des fuseaux pour la dentelle. Il avait beaucoup de fuseaux de collection, avec des bagues métalliques, en bois précieux... Et il avait un truc que je cherchais depuis très longtemps, mais je n'étais pas sûre qu'on puisse en trouver.
C'est un fuseau de fiançailles. La tradition vient d'Auvergne, quoique je ne sois pas bien sûr de pouvoir être plus précise. Autrefois, le futur mari offrait ce fuseau à celle qu'il désirait épouser. Le fuseau portait sur e haut du manche deux anneaux, dits "alliançous pour les fiançailles". Le fuseau avait pour particularité d'avoir le manche évité pour loger un minuscule fuseau évoquant le corps de la femme, ce qui voulait dire "je veux t'épouser et avoir des enfants de toi". Si la jeune fille acceptait, elle brisait un anneau et accrochait le fuseau à son carreau de dentellière. SI la jeune fille refusait, elle rendait le fuseau tel qu'elle l'avait reçu à celui qui avait été éconduit.
Mais moi j'ai pas osé casser un morceau.
jeudi 26 juillet
Tin, tin, tintin (sur un air de Mendelssohn.
Ca y est, j’ai le tissu pour ma robe de mariée. Pas de photo parce que l’appareil a rendu l’âme… Mais je suis super contente et rien ne m’empêchera d’être de bonne humeur (nah !).
On y est allé la semaine dernière avec ma maman. On a fait tout le quartier du marché saint Pierre. Finalement c’est à la folie des coupons qu’on a trouvé mon bonheur. Dans les soieries, un tissu très fluide bien que le grain soit un peu épais. Je me voyais déjà drapée de soie comme une princesse… Mais c’est du 100% polyester… Quelle déception. D’un autre coté il est tellement beau que je ne lui en veux pas trop. Et puis ça fait quand même une petite économie, et quand on prépare un mariage, on est à ça prêt, comme me le rappelle mon beau-père).
Je me suis rattrapée sur le deuxième tissu : c’est un beau shantung, brillant. Il contrastera à merveille avec le premier tissu plus mat. La seule difficulté a été de trouver le bon blanc : on imagine pas qu’il puisse y avoir tant de nuances ! Celui-là est un peu trop jaune, celui la un peu trop rose… et celui là trop blanc !! Mais on a fini par trouver la nuance complémentaire.
Enfin lundi je suis allée à Bouchara pour le tissu de mon manteau, on avait trouvé un superbe lainage 100% laine chez la folie des coupons mais ils n’en avaient pas assez pour ce que je voulais faire (sniff), mais j’ai trouvé exactement la nuance que je voulais chez Bouchara. Là encore déception… et oui c’est encore du polyester… je suis maudite ?
Et puis pour les chaussures, j’ai acheté des chaussures de danse chez Repetto : ça me faisait rêver depuis si longtemps. Des vraies chaussures de dame ! Je sais, je retombe complètement en enfance, mais que voulez-vous… J’aimerai bien vous y voir…
Je vous donne l’adresse où j’ai acheté mes chaussures : 24 rue de Chateaudun dans le 9e arrondissement. Très intéressant parce qu’au premier étage, c’est les stocks de repetto : tunique de danse à 20€ et chaussures de danses de salon à 50€, ça vaut vraiment la peine. Et ce n'est pas si difficile de trouver sa taille, si on n'oublie pas que les vêtements de danse taille petits : prévoir une taille en plus pour les tuniques et 1,5 pour les chaussures.
vendredi 13 avril
J'ai rien à me mettre.
Les fiançailles, c'est fait, la salle, on a trouvé, le traiteur aussi. On a même le photographe : ça avance bien, non ?
Se pose donc la question que se posent toutes les femmes quand elles vont se marier (si, si je vous jure, on y pense toute). Des défilés de robe j'en ai vu (je vous en ai déjà parlé de toute façon) et je ne m'étendrais pas plus avant sur mon désaccord esthétique. Mais pour faire court, je trouve que ces robes se ressemblent toutes et mettent beaucoup de mauvaise volonté à nous aller si on ne fait pas une taille mannequin. Et je redoute particulièrement la meringue.
En plus porter une robe faite par une autre, certainement pas pour moi, ça ne me plaisait pas beaucoup. Sauf les robes de Zélia, mais jettez-y un coup d'oeil et vous ne me jetterez pas la pierre. Dans tous les cas, je ne suis pas Faradiba, et je préfère donner à manger à mes invités que dépenser une fortune pour une robe certes superbe mais que je ne porterai qu'une fois.
Moi ce dont je rêvai, c'était de la robe de ma moman... Mais ma moman, quand elle s'est mariée, elle était beaucoup plus fine que moi (une main au moins, sniff...). Par contre je garde l'idée, et je me mets à mes crayons. Voici le résultat.
Rapide descriptif : une jupe à lès (parce que les fronces, bonjour l'horreur), une ceinture large en forme de corselet (ça fait très 1900), des emmanchures chauve-souris pour éviter la surépaisseur de la couture aux épaules, des manches très larges qui se resserrent aux poignets.
Y'a plus qu'à faire le patron. Bien sûr il n'y a rien qui y ressemble dans le commerce, ce serait trop facile. Donc au taf ! Mais j'avoue que ça m'angoisse : il va falloir faire des toiles qu'il faudra essayer et recommencer en tâtonnant jusqu'à ce que ce soit bon : galère. A ce train là je vais me retrouver avec un sac un mois avant le mariage et je n'aurai plus qu'à courir dans une boutique pour trouver un truc qui ne me plaira pas.
Bref, pour une fois, je choisis la sécurité et la facilité. A&A propose des patrons sur mesure d'à peu près tout ce qu'on veut. Bonne nouvelle !
Ensuite il faut que je réfléchisse à un manteau. Si je prends un lainage, je pourrais ensuite le teindre en plus foncé et le remettre après le mariage. Mais je ne suis pas encore décidée sur la forme etc.
samedi 04 novembre
Visite au salon du mariage
Bah oui, on se dit qu'il faudrait sérieusement comencer à y penser. Trouver une salle et un traiteur... Donc expédition cet après-midi à l'espace de la grande arche de la Défense. 80 exposants dont la moitié de robes. Sinon pas grand chose pour ce qui m'intéressait de prime abord. Très pauvre en traiteurs. Il y a bien quelques faire-part mais trop kitchs pour moi.
Et bien sûr il y avait un défilé de robes de mariée. Chéri très stoïque accepte de m'accompagner. Je savais déjà que je n'étais pas trop fan des créations actuelles : un bustier dans lequel on ne peut pas bouger sous peine de dénuder quelque partie indécente et une grosse jupe ne correspondent pas du tout à mes rêves de petite fille. Comme la plupart d'entre nous ne sont pas taillées comme les mannequins qui défilaient (c'est au moins mon cas), les robes se transforment tragiquement en sorte de boudin sur une meringue et ce, qui que vous mettiez dedans : ces robes ne sont tout simplement pas faites pour des êtres humains.
Il faut dire qu'en plus la démarche mannequin ne convient pas particulièrement à ce genre de robe. Une mannequin quand ça marche, ça bouge de partout : les bras, les épaules, les hanches... Ce qui une fois emballée dans quelques dizaines de mètres de tissu transforme la meringue en jelly : ça tremble de partout et ça ne ressemble à rien. Sans parler des malheureuses qui avaient écopé d'une robe à crinoline : on ne marche pas normalement avec une crinoline ! Il faut adapter sa démarche à cette encombrante armature sous peine de resssembler à mamie qui va au marché avec ses paniers.
En plus, vous l'aurez compris, j'ai une mentalité un rien médiévale et j'ai tendance à considérer qu'une mariée doit avoir l'air... épousable. Ce qui n'était pas précisément le cas de ces filles.
Je sais, je vais encore avoir plein de commentaires me disant que je suis méchante. Mais attendez, je n'ai pas fini. Non seulement ces robes sont moches de loin mais de près les matière de seconde qualité les rendent encore pire. Quand la dentelle est aussi grossière, autant ne pas mettre de dentelle. Et puis des lignes sobres de temps en temps, ça repose l'oeil.
J'ai quand même trouvé mon bonheur. Elle était bien cachée mais quand j'ai vu ce qu'elle faisait, je suis tombée en amour devant ces modèles. Elle s'appelle Zélia et propose des robes à la fois originale et d'une qualité épatante. Malheureusement les prix qu'elle pratique (et qui rendent parfaitemet justice à ces modèles) sont bien au-dessus de ce que moi j'imaginais possible de mettre... Je sais, je sais, c'est ça de vouloir épouser une femme de luxe...
Dans tous les cas quelques idées à garder :
Un voile avec une capuche qui a un petit coté chaperon rouge : adorable
Des corsets qui finissent en pointe dans le dos.
Des superpositions qui réussissent l'exploit de ne pas faire merignues.
Et pour le reste aller voir vous-même sur son site.
Et puisqu'il paraît que je suis un terrible critique de cinéma, je vous prouve qu'il y a aussi des films qui me plaisent et je vous recommande fortement Little miss sunshine : je sais il est déjà sorti depuis un petit bout de temps mais je n'ai pu le voir qu'hier et c'est génial. Sorte de road movie dans l'Amérique profonde par une famille de ratés mais ce film réussi l'exploit d'éviter constament le sordide pour offrir de la tendresse à l'état pur : que du bonheur.
lundi 30 octobre
La création du chapeau en photo.
Bon y faut bien avouer que la création d'un chapeau nécessite un peu de maîtrise. Beaucoup en fait. Du coup je suis assez contente du résultat (de toute façon je n'avouerai pas où se trouvent les petits bugs.
Un chapeau est composé de deux partie : la calotte composée elle-même d'un fond et un bandeau et le bords. Il y a des chaêaux sans bords comme la toque ou le béret par exemple. Moi j'avais choisi un modèle de type capeline.
Donc d'abord choix des tissus : je suis pareille à moi-même :
Ensuite il faut tailler les différentes piéces : un fond, un bandeau, deux bords (un pour le haut et un en bas) puis encore un fond et un bandeau pour la doublure. Attention au droit fil : chaque pièce est courbe pour prendre forme une fois cousue donc en troisD. Il faut donc bien tailler les pièces dans le droit fil (même pour le themocollant pour être sûre que la forme sera bonne. Heureusement j'ai choisi de la polaire du coup, pas trop besoin de chercher, il n'y a pas de droit fil. Par contre le problème c'est que les pièces prennent toutes beaucoup de place quand on veut les couper.
Ensuite on entoile l'extérieur car le tissu que j'avais choisi était trop mou.
Ensuite j'ai eu tellement à faire que j'en ai oublié de prendre des photos : il faut d'abord assembler les cotés des bandes. Puis monter les deux calottes en cousant les bandeaux au fond. Ensuite il faut coudre ensemble le bord et sa doublure. Ensuite il faut surfiler toutes les couture à 2mm du bord : c'est long et laborieux et surtout c'est risqué parce qu'il faut coudre bien droit le long de la couture. On obtient donc une calotte sa doublure et le bord. Une fois que tout est surfilé, on coupe tout le surplus de tissu à ras de la deuxième couture, sans couper le chapeau.
Enumérer comme ça, ça à l'air simple mais mine de rien, ça demande beaucoup de travail.
Puis c'est l'assemblage : on glisse la doublure dans la calotte et on crante ensemble doublure et calotte. On crante aussi le bord sur le centimètre de couture : ça permet d'ajuster plus facilement le haut et le bas du chapeau. Puis on épingle le tout et on coud en faisant bien attention que tous les crans soient bien de l'autre coté de la couture.
Il ne reste plus qu'à coudre le gros grain qui permet de mettre le chapeau à sa taille. On coupe du gros grain de la longueur de son tour de tête plus 5cm. On lui donne une forme légèrement recourbée en le repassant, c'est pour ça qu'il faut absolument que ce soit du gros grain en coton, parce qu'en synthétique, il ne se met pas en forme. Puis on repère le tour de tête et on ajuste le gros grain le long de la couture pour faire correspondre couture et tour de tête. Y'a plus qu'à coudre et couper les surplus.
Et ça donne ça : 
Rajout le 31 après avoir trouvé l'appareil photo, les piles et le chéri transformé en photographe d'un jour :
Bon il faudrait prendre une photo de jour...
vendredi 27 octobre
La signification des couleurs
Ça fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de la préparation de mon mariage. Pour l'instant on cherche la salle et c'est loin d'être évident : quel fatras ! En plus internet ne donne jamais ce qu'on veut : saleté. Enfin l'important c'est de ne pas désespérer.
Pour préparer un mariage on accorde toujours une attention particulière au décor qui va entourer la journée. Les couleurs retenues, par exemple peuvent avoir différentes significations.
Le blanc : c'est la pureté, la couleur du mariage par excellence en Occident mais seulement depuis le XIXe siècle.
Le bleu : couleur du ciel, symbole de l'air, le bleu est la couleur de la sagesse, de la communion des âmes, de l'amour tendre. Le blanc et le bleu sont les deux couleurs mariales et expriment le détachement des choses terrestres. Le bleu porte une promesse de liberté et d'harmonie. C'est la couleur la plus profonde et la plus immatérielle. Elle ne bloque pas le regard. C'est aussi la couleur du rêve et de l'apaisement. Avec du rouge : amour fidèle. Avec du blanc et du mauve : adoucissement angélique.
Le jaune : depuis le Moyen Âge le jaune est une couleur ambiguë et le Moyen Âge a résolu ce problème en divisant la couleur entre le jaune qui récupère les mauvais aspects de la couleur et l'or qui récupère tous les aspects positifs. Ainsi ai Moyen Âge, dans les blasons, il n'y a pas de jaune mais de l'or. En effet à l'époque la couleur jaune est associé à la tromperie, au parjure et donc à l'infidélité, en un mot au fait très grave dans les mentalités d'alors de revenir sur une parole jurée. Cela se voit encore un peu aujourd'hui dans la symbolique des fleurs par exemple : les roses jaunes sont symbole d'infidélité ou de tromperie, dans le meilleur des cas elles signifient "amitié" ce qu'il faut entendre comme le retour à l'amitié après une aventure amoureuse : une façon de se faire plaquer avec des fleurs. Mais aujourd'hui le jaune est connoté de façon beaucoup moins négative : c'est la couleur de l'or et du soleil. Il symbolise les dieux, la lumière et l'éternité. C'est la couleur la plus expansive, la plus chaude, celle qui véhicule la jeunesse et la force, celle du triomphe et de la liberté intérieure. Vive elle active, pâle, elle repose. Elle a un effet éclairant, éveillant. Le jaune grandit les espaces tout en les magnifiant. En Chine c'était la couleur réservée à l'empereur et recommandée pour la fertilité.
Le mauve : couleur de chasteté et de pureté, c'était aussi ce que l'on appelait autrefois le demi noir : la couleur qui remplaçait le noir à la fin des deuil ou dans les grandes occasions. Par exemple les ecclésiastiques de haut rang se vêtent de violet en référence à ce demi noir, c'est une mesure de sobirété.
Le rose : c'est sobre, élégant et ça va avec tout (mais non je ne me prends pas pour Bridget Jones). Symbole de régénération, c'est la couleur de l'amour et du don d'amour. Associée à du vent, elle devient l'image de la rosée. Avec du bleu ou du blanc : amour intime, avec du rouge : amour heureux. Pour les chrétiens c'est la couleur des fiançailles.
Le rouge : symbole de feu et de sang, le rouge est liée au soleil et à l'été mais sa symbolique est ambivalente : comme le sang, caché, il est la condition de la vie ; répandu, il signifie la mort. C'est une couleur matricielle. Le rouge est la couleur de la pudeur mais aussi de la passion et de l'amour sans déclin. Comme le sang est une sève pour l'homme, on dit que le rouge excite l'érotisme et l'enthousiasme. Couleur puissante, il est bon de savoir le doser. En Extrême-Orient, c'est la couleur de la vie, de l'union et de la vitalité sexuelle. Le rouge signifie la présence de joie dans la maison.
Le vert : à chaque printemps le vert apporte l'espoir au coeur de l'homme. Le vert symbolise le renouveau de la végétation : il est croissance et fertilité. Il désigne la vie dans son état permanent, il est la régénération par les actes. La couleur vertes est message de vie. C'est la couleur la plus apaisante qu'on puisse trouver. Ce serait la couleur mystique par excellence.
vendredi 25 août
Coussin pour alliances
Il n'y a pas que moi qui me marie. Mardi c'était le mariage de ma future belle-soeur, mais comme c'était en Norvège, on n'a pas pu y aller. J'ai quand même profiter de l'occasion pour lui offrir un coussin à alliances en dentelle. Même que c'est moi qui ai fait le dessin... Et que ça m'a occupé pendant mes deux semaines et demi de vacances. Maintenant qu'il est offert et que l'appareil photo remarche, je vous montre.
Voilà le travail : 
D'abord il faut faire le dessin. J'avais dans l'idée de faire un coeur avec, à l'intérieur les deux initiales de nos tourtereaux qui avaient la bonne idée d'être un D dans les deux cas, j'ai donc pu jouer sur cet effet de symétrie. J'ai en fait récupéré un modèle de coeur déjà existant que j'ai scanné, ensuite sous word, j'ai étiré l'image jusqu'à obtenir la taille que je cherchais. Il a encore fallu toute une soirée à chercher quelle serait la meilleure proportion pour les D. Puis j'ai reporté le tout sur du carton. Le carton est recouvert d'un plastique transparent bleu qui permet de mieux voir les fils blancs quand on travaille et de moins fatiguer des yeux.
Ensuite on commence à travailler le motif par le contours. C'est de la dentelle aux fuseaux, du nom des petites bobines en bois qui tiennent les fils.
Une fois le cadre fini...
... on fait les D. Puis les liens et le décor qui tiennent le tout ensemble.
Et c'est fini !!! Enfin presque parce qu'il faut encore rentrer tout les fils, coudre la dentelle sur du tissu pour la monter en coussin. Comme tissu j'avais justement du taffetas crême. Le contraste entre la dentelle mate (même si c'est de la soie quand même) et le taffetas brillant rend plutôt bien... Sauf sur la photo.
Au point où j'en étais je me suis fait un petit plaisir en garnissant le coussin de boutons de rose séchées pour que ça sente bon. Pour tenir les alliances il suffira de rajouter deux petites épingles à nourrice dorées.
Pour le fil de soie il vient d'une adresse belge que l'on trouve aussi sur internet : Francis Bart.
lundi 17 juillet
Couronnes de fleurs
Il est très facile de fabriquer une couronne de fleurs à base de fleurs articifielles pour compléter une tenue. Voici par exemple celle que j'avais fabriquée en une soirée pour un GN où je jouais une fée de l'été :

Pour la fabriquer, j'ai utilisé ça :
Ce sont des fleurs articielles que j'ai achetées chez Truffaut. Les tiges sont assez souples et on peut les redécouper pour obtenir des tiges souples de la taille que l'on souhaite. J'ai donc courbé les tiges, j'ai ensuite pris du fil vert et j'ai ficelé ensemble les tiges pour former un cercle, il faut ensuite adapter le cercle à la taille de la tête. Une fois qu'on a la bonne taille pour la tête on peut rajouter d'autres garnitures : par exemple sur ma couronne j'ai d'abord utilisé les tiges de fleurs jaunes puis j'ai rajouté des feuilles vertes pour l'étoffer.
Le fil n'est pas très pratique à utiliser et peut être avantageusement remplacé par le scotch vert utilisé par les fleuriste pour composer les bouquets.
Sur le même principe on peut réaliser des couronnes avec pas mal de choses : des branches de feuilles, éventuellement des fleurs fraîches... et pourquoi pas en fleurs d'oranger pour un mariage ?
On peut aussi utiliser le fil de fer pour jardinage (un fil de fer très épais vert, pratique et pas dangereux grâce à son épaisseur). On forme la couronne avec le fil de fer (deux ou trois tours pour assurer une bonne rigidité) puis on entoure les fils d'un ruban pour les dissimuler. Sur le ruban on peut coudre ou coller ce qu'on veut : plumes, noeuds de couleur, pétales de tissu, perles...
vendredi 14 juillet
Echantillonage
Premières envies et premiers essais sortis de ma petite tête.
D'abord une visite du côté du marché saint-pierre pour me constituer un ensemble d'échantillons qui doit me permettre ensuite de choisir les matières les plus agréables à travailler et à porter. Le tout dans les blancs bien sûr :
De gauche à droite et de haut en bas : panne de velours, non-tissé, taffetas, tulle et lin.
Gros plan sur le non-tissé, une des matières que je préfère pour son coté aérien et féérique. Quand il est apparu il y a sept ou huit ans, le mètre de non-tissé coûtait une petite fortune, maintenant qu'il est largement répandu, on le trouve à 3,80E le mètre. Je crois que la technique pour l'obtenir est assez similaire à celle de fabrication du feutre : on compacte ensemble des fibres qui se collent soit naturellement soit par ajout d'une colle, mais dans le cas du non-tissé les espaces entre les fibres sont beaucoup plus apparentes.
Je n'ai pas pris de vrai blanc, ce qu'on appelle le blanc 4/4. Je préfère des blancs cassés, champagne ou ivoire qui sont de mon point de vue plus doux à l'oeil et plus chaleureux. Le vrai blanc me semble artificiel (et il l'est car il est très difficile d'obtenir une fibre vraiment blanche de façon naturelle), asseptisé, médical.
Ma première idée est d'utiliser le pochoir.
Pour se faire j'ai acheté de la peinture pour tissu au sous-sol de Rougier et Plé. C'est de la peinture pébéo pour tissu : setacolor opaque qui existe en deux sortes : normale ou moirée (il en existe aussi de la transparente mais je suis méfiante). L'intérêt de cette peinture est que les différentes couleurs peuvent se mélanger et qu'elle se fixe au fer à repasser (donc ensuite elle peut passer à la machine à laver jusqu'à 40°C).
Pour le pochoir lui-même, j'ai utilisé du transparent à rétroprojecteur. C'est le film plastique épais que l'on utilise pour projeter des images et des plans, bref un truc de prof. Mais il se trouve que j'en ai une boite de 200 et que c'est tout à fait adapté pour le pochoir : à la fois souple et un peu rigide, il peut être nettoyé à l'eau. Il suffit de décalquer le modèle (mieux vaut utiliser un feutre permanent pour ne pas en avoir plein les doigts) puis de le découper au cutter.
Et voilà le résultat :

La difficulté au début est de réussir à doser la quantité de peinture qui convient à chaque tissu. Les tissus naturels : coton, lin, absorbent plus de peinture là où les tissus en fibres synthètiques en absorbent beaucoup moins et les peintures fusent et font des pâtés si on met trop de peinture sur ces tissus là.








